Le Juge TI

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Lexique
 

 
Les termes employés dans les différentes enquêtes sont explicitées au fur et à mesure des différents ouvrages. Pour les non-initiés, voici quelques termes et explications permettant une approche plus rapide des enquêtes du Juge Ti.

A

Audience : Le tribunal se réunissait trois fois par jour, le matin, à midi et le soir. Par ailleurs, un gong placé à l'entrée du Yamen permettait à quiconque de demander audience.

 

Autel des ancêtres : Meuble à l'intérieur duquel sont regroupés les tablettes des Ancêtres.

 

B

Bonnets : La coiffe portée par les chinois contemporains du juge Ti avait une signification de rang social et de profession ; Les lettrés et membres de l'administration portaient des bonnets de gaze noire, prolongés d'ailes dans le cas du juge, rehaussés de broderies d'or ou d'argent selon que le porteur était grand inquisiteur, censeur, etc.

 

Bottes : Comme les manches, elle servaient aussi au rangement d'objets ou de documents (papiers d'identité...).

 

Bouddhisme : Religion secondaire, peu appréciée du juge Ti, car trop idolâtre à son goût; A l'origine de superbes investigations du juge et de ses lieutenants.

 

C

Calebasse : Objet, qui, une fois vidé, servait aux médecins pour transporter des potions.

 

Chevaliers des Vertes Forêts : Nom donné à des "brigands" qui volaient les gens riches pour en faire bénéficier les pauvres; sortes de "Robins des Bois", ils étaient généralement arrivés à cet état après avoir fait les frais d'une injustice, mais conservaient une certaine honnêteté.

 

Confucius : Le Maître spirituel par excellence. Les principes de cette doctrine reçoivent la pleine adhésion du Juge Ti, ainsi que celle de la majorité des lettrés de son temps. 

 

Couleurs : Elles correspondaient à des évènements particuliers : Le blanc pour le deuil, le rouge pour le mariage (qu'on appelait aussi "l'affaire rouge")...

 

D

Dragon de Pluie : Sabre légendaire du juge Ti, oeuvre d'un maître armurier, dont l'histoire est intimement liée à celle du juge et de ses lieutenants.

 

E

Examens littéraires : le lettré suivait un parcours au cours duquel il devait passer plusieurs séries d'examens littéraires, durant lesquels il devait prouver sa connaissance des classiques, et rédiger un texte, prouvant encore sa capacité littéraire, intellectuelle, et ses connaissances.

 

F

 

G

 

H

 

I

 

J

Jaune : Couleur réservée à la famille Impériale, elle était employée pour les étoles, les drapeaux et jusqu'à l'emballage des missives venant de l'empereur.

 

Juge : Dans l'ancien système judiciaire Chinois, le Juge, lettré ayant réussi les différents examens, avait pour mission d'administrer un district; Il assurait le suivi de l'état civil, des affaires judiciaires et pénales, il intervenait dans les litiges quels que soient leur niveau, et s'occupait aussi de la voirie, des affaires sanitaires... bref, sa mission était très vaste; Généralement surchargé, il avait avec lui des assistants qu'il recrutait en début de carrière et qui le suivaient au cours de son évolution. On disait de lui qu'il était "le-magistrat-père-et-mère-de-tous".

 

K

 

L

 

M

 

Ma Jong, Lieutenant du juge Ti, ex-chevalier des vertes forêts, rencontré lors du déplacement du juge vers son premier poste (Voir : trafic d'or sous les T'ang).

 

Manches : En l'absence de poches, ce sont les manches qui servaient à ranger les différents objets de la vie courante (cartes de visite, monnaie, etc.).

 

Martelet : Morceau de bois oblong, très dur, long d'environ trente centimètres, qu'utilise le magistrat lors des audiences. Appelé tching-t' ang-mou, " le bois qui met la crainte dans la salle". 

 

Mort Lente (ling-ch'ih), supplice extrême du droit chinois à l'époque, consistant à découper le corps en lamelles et morceaux en maintenant le supplicié en vie durant des heures. ce châtiment était réservé aux crimes de haute trahison, parricide et aux femmes ayant assassiné leur époux. Le corps étant mutilé, il n'y a pas de vie possible dans l'au-delà. Toutefois, la stricte application semble avoir été rarissime; la sentence était plus souvent adoucie par l'exécution puis le découpage du supplicié.  

 

N

Natte : Coiffure particulière, inexistante dans les ouvrages du Juge Ti car apparue après l'invasion Mandchoue de 1644.

 

O

 

P

Pièces de monnaie : de la sapèque (voir ce nom) à la pièce d'argent, d'or puis au lingot d'argent et d'or, le système monétaire comprenait plusieurs unités. A noter, il existait aussi des "bons au porteur", documents écrits échangeables contre l'une des monnaies ci-dessus.

 

Poucettes : Machine de torture employée par le tribunal dans laquelle les mains ou les pieds étaient écrasés pour faire parler l'accusé. en fait, une sorte d'étau...

 

Q

 

R

 

S

Sapèque : pièce de monnaie, ronde et trouée, elle était regroupée en ligatures par un fil la traversant. c'était la plus petite unité monétaire. 

 

Sbires : personnel permanent du tribunal, ils assistaient le juge lors des audiences, et s'occupaient des prisonniers. Ils assuraient la torture sur requête de leur magistrat, et l'escortaient lors des déplacements officiels.

 

Sceau : moyen d'identifier les documents, les marchands, médecins, pharmaciens, officiers de l'armée en possédaient un à leur nom; de même, le juge avait le sien, ainsi que le tribunal, qui disposait d'un grand sceau carré. Il semble toutefois que ce fût un objet employé par les classes supérieures.

Par ailleurs, l'authentification des écrits était réalisée en apposant l'empreinte du pouce au bas des documents.

 

Strangulation : consiste à serrer trois fois et relâcher trois fois le nœud; c'est à dire que le bourreau fait suffoquer sa victime à deux reprises avant de l'étrangler définitivement. Ce châtiment terrible est considéré en chine comme la peine de mort la plus douce dans la mesure ou l'intégrité corporelle n'a pas été atteinte, ce qui est primordial pour que l'âme du défunt soit en paix dans l'au-delà.

 

T

Tablettes des ancêtres : chaque défunt de la famille était matérialisé par une tablette sur laquelle était gravé son nom, son titre, son age... ces tablettes étaient regroupées dans un Autel, que les vivants allaient consulter lors des cérémonies ou si une décision importante était à prendre, et devant lequel ils priaient.

 

TAO Gan, troisième lieutenant du Juge,

 

Torture : Autorisée par le code, elle devait amener les criminels les plus endurcis à avouer, car seul l'aveu permettait la condamnation. Toutefois, en cas de décès du supplicié, la sanction pouvait se retourner contre le juge...

 

TSIAO Taï, second lieutenant du Juge, rencontré en même temps que MA Jong. Ex-chevalier des vertes forêts après avoir été capitaine dans la Grande Armée Impériale.

 

U

 

V

 

W

 

X

 

Y

YAMEN : Groupe de bâtiments, généralement central dans la ville, regroupant le Tribunal, la prison, le "centre administratif" du district et enfin, les appartements du Juge et de sa famille, ainsi que des jardins.

 

Z


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Ce site est dédié à Jean Pierre ROUSSEL (1942 - 2002), qui,  il y a longtemps de cela, me fit découvrir le juge Ti , et qui, après de longues années de silence, fût un des premiers à le voir, à apporter ses corrections, et -je crois- à l'apprécier.